Un editorial de grande qualité

Chers amis chasseurs, je ne résiste pas au plaisir de publier sur mon blog avec son autorisation un article écrit par mon ami Jacques REDER membre comme moi du Cercle Phébus publié dans le numéro 118 de la revue « Le Saint-Hubert » du 11 septembre 2015.

Cet écrit réagit avec force à une diatribe parue dans l’hebdomadaire EXPRESS sous la plume de son rédacteur en chef Christophe BARBIER.

Le comité Guillaume Tell et la Fédération Nationale des Chasseurs ont tenté comme le souligne Jacques REDER d’ouvrir les yeux du rédacteur en chef qui, à ce jour sauf information contraire, n’a pas réagi.

Mais « il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre » comme j’ai coutume de le rappeler.

Vos commentaires seront comme d’habitude les bienvenus.

Maître Franck MEJEAN


Jacques Reder       (version 11 sept)                                        Le Saint-Hubert – n° 118

(A propos d’un édito de Christophe Barbier)

N’importe quoi !

Entre ignorance et malveillance.

Dans un train à grande vitesse, un apprenti islamiste en mal de djihad, a brandi un fusil d’assaut AK 47 et tenté de mitrailler la foule avant d’être maîtrisé par quatre voyageurs musclés !

La guerre est là dans notre quotidien paisible et voilà que la presse s’empare de cet événement pour dénoncer non pas l’acte criminel mais l’arme brandie par le terroriste.

D’où sort cette Kalachnikov ? Qui détient des armes ? Qui est dangereux ?

Et dans un amalgame osé, voilà que l’hebdomadaire L’Express s’en prend à ceux dont on sait pertinemment qu’ils ont des armes chez eux : les tireurs sportifs et les chasseurs dans lesquels il ne voit bien sûr que de dangereux criminels en puissance. Et il va jusqu’à suggérer pour ne pas dire exiger que leurs armes soient déposées en mairie comme elles le furent aux pires heures de l’occupation allemande durant la deuxième guerre mondiale.

Et ainsi, L’Express crie au scandale comme si aucune loi en France n’encadrait la détention des armes. Ignorance et malveillance !

Comment un périodique d’informations générales, ayant pignon sur rue, et qui plus est sous la signature de son directeur de la rédaction Christophe Barbier ose-t-il proférer de telles inepties ?

Le plus humble journaliste stagiaire aurait pris la peine de se documenter avant d’écrire. Il aurait suffi à Christophe Barbier de consulter un site spécialisé ou ses archives, de questionner quelques hommes politiques chasseurs (comme le président du Sénat ou celui de l’Assemblée nationale), quelques grands patrons de son entourage, ou quelques-uns de ses amis chasseurs (il en a) pour comprendre ce qu’il en était et éviter alors de se ridiculiser.

Mais, drapé de son écharpe rouge et avant même de se renseigner, Christophe Barbier a préféré tirer plus vite que son ombre, faisant ainsi preuve d’une irresponsabilité coupable qui ne lui vaut bien sûr aucune sanction pour cause de désinformation.

Quand on sait qu’une loi de 2012, accompagnée d’une cinquantaine de décrets et arrêtés d’application, votée à l’unanimité par le Parlement, encadre avec la plus grande rigueur la détention des armes en France ; quand on sait les règles strictes auxquelles les tireurs sportifs et les chasseurs doivent se plier pour obtenir une licence de tir, passer un permis de chasser, acquérir, détenir, transporter une arme, acheter des munitions ; quand on sait comment les tireurs et les chasseurs doivent chaque année faire valider leur licence de tir ou leur permis de chasser ; quand on sait comment les tireurs et les chasseurs sont recensés, contrôlés, fichés ; quand on sait que les tireurs et les chasseurs, citoyens respectables, honorables et responsables de leurs armes devant la loi, ne demandent aucune libéralisation de l’usage des armes et soutiennent cette réglementation contraignante mais bien adaptée aux usages sportifs et de loisir… on comprend que le président de la FNC et le secrétaire général du Comité Guillaume Tell aient adressé une sévère lettre de protestation à Christophe Barbier pour tenter de lui ouvrir les yeux en lui expliquant que les armes possédées par les tireurs sportifs et les chasseurs sont détenues légalement et qu’elles n’ont rien à voir avec les armes de guerre que les terroristes ou criminels brandissent dans la plus grande illégalité.

Dans les attaques journalistiques comme au tir ou à la chasse, il convient de ne pas se tromper de cible.

Jacques Reder

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *