NOUS VIVONS UNE EPOQUE MODERNE OÙ L’ART ET LA MANIERE POUR LE MONDE DE LA CHASSE DE SE TIRER UNE BALLE DANS LE PIED

Cela fait déjà bien longtemps que, fort de mon expérience professionnelle d’avocat ayant participé à de nombreuses et importantes émissions sur les différentes chaînes de télévision, auteur, chez HACHETTE MARABOUT, de quatre livres, j’attire l’attention des responsables du monde de la chasse sur la nécessité de s’adjoindre les conseils d’un cabinet de communication avisé, afin de lancer une campagne d’explications de ce que représente la chasse et de ce que serait la France et les français si elle disparaissait.

J’insistais déjà, à l’époque du Président BAUDIN, sur le fait que j’avais remarqué que les NON chasseurs étaient extrêmement sensibles lorsqu’on prenait la peine de leur expliquer l’impact fiscal que représenterait la suppression de la chasse.

Malheureusement, j’ai le sentiment, comme dans bien d’autres domaines, de prêcher dans le désert, et peut-être ai-je tort d’ailleurs.

Je sais le travail immense que fait Thierry COSTE à la tête de son association, mais cela n’est pas suffisant.

Nous sommes attaqués de plus en plus, et de tous les côtés.

Je ne suis pas certain que le nouveau ministre en charge de nos activités soit particulièrement enclin à nous soutenir.

En tout cas, ce dont je suis certain, c’est que toutes les associations parallèles que sa fondation subventionne sont pratiquement toutes anti-chasse.

Et je n’en veux pour preuve que ce qui vient de se passer cette semaine.

J’avais recommandé à certains de mes amis de lire un article d’un hebdomadaire bien connu qui racontait comment un chasseur, en Afrique, avait été tué par la chute d’un éléphant qu’il venait de tirer.

Loin d’exprimer une certaine forme de compassion, dans la mesure où les circonstances de ce tir sont très particulières, les réseaux sociaux se sont déchaînés et un de mes compagnons de chasse au chevreuil m’a transmis un commentaire, qu’il m’a autorisé à publier, et que je trouve extrêmement intéressant.

Je le livre donc à votre réflexion et à vos commentaires.

« Cher Franck,

La mort de ce chasseur d’éléphants suscite de très nombreuses réactions sur les réseaux, sur le thème : Bon débarras !. »

La chasse des grands animaux africains engendre des haines sans commune mesure avec la mort d’un animal.

On a sentiment qu’elle engendre des réactions supérieures à celles suscitées par des massacres d’êtres humains.

La déchristianisation a supprimé l’espoir d’un au-delà, il en résulte un tabou autour de la mort, que l’on ne veut ni voir, ni montrer, par exemple aux enfants qu’on éloigne du lit de mort du grand-père, pour soi-disant ne pas le traumatiser.

Une génération n’a pas été confrontée à la vision de la mort de ses proches, sa rencontre physique avec la mort se fait fortuitement devant le cadavre d’un animal que l’anthropomorphisme ambiant fait assimiler à la mort d’un être humain à laquelle on se refuse d’être confronté physiquement et intellectuellement.

Où est le temps où MONTAIGNE écrivait :

« Que vivre c’est apprendre à mourir ».

Quand les grandes instances nationales se décideront elles enfin à communiquer convenablement sur notre passion en expliquant ce qu’est une surpopulation, ce que rapporte la chasse à la communauté française par les taxes, les emplois qu’elle créait et ce qui se passerait si du jour au lendemain elle disparaissait.

Dans un précédent article je vous avais expliqué la politique du canton de GENEVE qui, par votation il y a trente ans, a interdit la chasse.

J’avais suggéré à la fédération nationale de faire faire un clip d’information avec, en caméra cachée, la vision lamentable du mode de destruction des animaux, car il y en a trop en Suisse.

L’on m’a répondu que c’était trop cher.

Le jour où nous ne pourrons plus chasser, nous ferons des économies.

Maître Franck MEJEAN

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